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Discours prononcé à l’occasion de la Fête de la Communauté française le 27 septembre 2008 24-07-2014 Imprimer


Présidence du Gouvernement de la
Communauté française
Rudy Demotte

 

Discours prononcé à l’occasion
de la Fête de la Communauté française

Bruxelles, le 27 septembre 2008

 

Mesdames, Messieurs,

S’il est une chose certaine, c’est que les Wallons et les Bruxellois envisageront toujours leur avenir dans l’ouverture.

C’est dans cet esprit que nous accueillons le Québec avec lequel nos liens sont particulièrement naturels et anciens.

C’est, en effet, avec le Québec que la Région wallonne, à peine sortie de l’œuf, en 1980, noua ses premières relations internationales, suivie, deux ans plus tard, par la Communauté française.

C’est donc avec une joie profonde que nous vous recevons aujourd’hui à Bruxelles.

Présidence du Gouvernement de la
Communauté française
Rudy Demotte

 

Discours prononcé à l’occasion
de la Fête de la Communauté française

Bruxelles, le 27 septembre 2008

 

Mesdames, Messieurs,

S’il est une chose certaine, c’est que les Wallons et les Bruxellois envisageront toujours leur avenir dans l’ouverture.

C’est dans cet esprit que nous accueillons le Québec avec lequel nos liens sont particulièrement naturels et anciens.

C’est, en effet, avec le Québec que la Région wallonne, à peine sortie de l’œuf, en 1980, noua ses premières relations internationales, suivie, deux ans plus tard, par la Communauté française.

C’est donc avec une joie profonde que nous vous recevons aujourd’hui à Bruxelles.

Merci, Monsieur le Ministre, pour votre présence et pour votre amitié.

***   ***   ***

Mesdames, Messieurs,

Voici tout juste une semaine, aux Fêtes de Wallonie, en présence de Charles Picqué, j’ai rappelé que la clef de tout projet de société était l’éducation.

Parce qu’il n’y a pas de développement durable sans enseignement au cœur de la stratégie.

J’ai choisi de dépasser le cadre strict des compétences socioéconomiques qui fondent le plan Marshall et le Contrat pour l’Economie et l’Emploi …

Convaincu que les compétences de la Communauté doivent, outre le développement personnel de chaque élève, véritablement servir les politiques de développement économique de la Wallonie et de Bruxelles.

En ce jour, au nom du Gouvernement communautaire, je veux relayer cette affirmation forte, qui trouve un champ d’application immédiat et nous interpelle pour demain.

Car, autant vous le dire d’emblée, mon premier discours du 27 septembre à la tête de la Communauté Wallonie/Bruxelles, sera un discours de travail.

 

Je l’ai dit, brosser un tableau cataclysmique de l’éducation revient à faire insulte à ceux qui s’y consacrent pleinement, corps et âme, depuis des années.

Je pense, bien sûr, aux professeurs et aux équipes pédagogiques au sens large.

Mais j’affirme que le Gouvernement de la Communauté a, lui aussi, accompli un travail ambitieux

  • En matière d’encadrement, d’abord, avec l’octroi de

 

      • 1 000 instituteurs supplémentaires dans l’enseignement maternel et primaire,
      • 250 puéricultrices,
      • 300 aides aux institutrices maternelles,
      • 6 % d’augmentation du personnel des centres PMS,
      • 100 professeurs au 1er degré du secondaire
      • ou encore 170 professeurs ou éducateurs dans l’enseignement spécialisé.
  • Par le décret qui prévoit d’investir un milliard d’euros dans les bâtiments scolaires, grâce à un partenariat public-privé.

 

  • Sans oublier, bien sûr, le redéploiement de l'enseignement supérieur.

Un mouvement de fond qui ne vise pas à restreindre l'offre ou à supprimer des sites mais à présenter une architecture ambitieuse qui s’inscrive pleinement dans le cadre de Bologne. Grâce à l’impulsion de Marie-Dominique SIMONET, la fusion des Universités montoises et de celles de Liège et Gembloux sera à l’ordre du jour du prochain Gouvernement.

 

Je veux maintenant insister sur ce que nous faisons ensemble, Régions et Communauté.

  • On connaît les programmes qui permettent l’équipement en ordinateurs des écoles primaires, secondaires et de promotion sociale, grâce à des crédits régionaux.

 

C’est chose faite en Région bruxelloise.

En Wallonie, grâce au programme cyber‑classes, l’installation de 40 000 ordinateurs supplémentaires commence, dès ce lundi.

  • En matière de formation, vous me permettrez de commencer par saluer le succès remporté par nos jeunes au concours international Euroskills qui s’est déroulé au Japon.

 

Six médailles d’or et deux de bronze !  « Rien n’est trop difficile pour la jeunesse » disait déjà Socrate cinq siècles avant notre ère, voilà un bel exemple de ce que nous attendons de tous : aller jusqu’au bout de ses talents.

Eh bien tout cela n’est pas le fruit du hasard mais celui des efforts qui ont trouvés les moyens de s’exprimer.

Régions et Communauté y travaillent de concert. Ainsi, dans le cadre de la revalorisation de l’enseignement technique et professionnel, il convient d’évoquer la parfaite coordination des Centres de Technologies Avancées communautaires et des Centres de compétences wallons. Disposant des équipements pédagogiques les plus pointus dans des secteurs porteurs d’emplois, ces deux réseaux s’adressent désormais tant aux étudiants et enseignants qu’aux travailleurs et demandeurs d’emploi.

  • Je conçois la collaboration entre Régions et Communauté comme un outil au service du bien-être des citoyens. Voyez notre gouvernement de rentrée : des mesures concrètes et immédiates pour le pouvoir d’achat.

 

L’éducation s’est trouvée au cœur de la réflexion, avec des mesures comme la gratuité des bus pour les 0-12 ans, la réduction de 50 % des abonnements scolaires pour les 12-24 ans, la diminution du coût des crêches, l’élargissement de l’accès aux bourses d’études ou encore le soutien aux familles moins favorisées dans le cadre des voyages scolaires.

Enfin, le programme UREBA qui apporte des réponses concrètes pour améliorer l’efficience énergitique des bâtiments scolaires, des bâtiments culturels, de ceux de l’Aide à la Jeunesse, …

André Antoine, Jean-Claude Marcourt, Michel Daerden, Didier Donfut, Catherine Fonck, les noms des ministres à la base de ces initiatives se répondent d’une institution à l’autre, pour servir un objectif commun de mieux-être pour tous.

  • Enfin, parler d’action conjuguée, nous conduit naturellement à souligner les efforts déployés pour favoriser l’apprentissage des langues étrangères.  Je n’y reviens plus davantage.

 

Le bilan est donc très important, à la fois sur le plan des initiatives concrètes mises en œuvre et sur les collaborations tissées entre les Régions et la Communauté.

Voilà pourquoi, Mesdames et Messieurs, à l’heure où nous devons prôner l’excellence en toute chose et exiger l’effort maximum de chacun, il importe de poursuivre dans cette voie.

Pour la première fois depuis plusieurs législatures, notre enseignement ne s’inscrit plus dans une perspective d’économies et de rationalisation, mais bien dans une perspective de redéploiement et d’investissements porteurs.

Ce qui implique, plus que jamais, une action volontariste, coordonnée et partenariale.

Nous savons qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

Les Wallons et les Bruxellois attendent autre chose de nous que huit mois de campagne électorale.  Et ils ont parfaitement raison !

Le Gouvernement entend continuer à agir maintenant, tout en préparant les grands chantiers de l’avenir.

Comme Denis de Rougemont, ce pionnier de l’idée fédéraliste en Europe, nous sommes convaincus que « toute politique est autorisation de l’avenir ».

Et quels sont les grands chantiers à venir ?

  • Commençons par la formation en alternance.

 

Cet enjeu est au cœur de la politique de l’emploi et de la formation. C’est une véritable filière d’intégration professionnelle tant dans l’intérêt des jeunes que des entreprises.

Nous progressons de manière déterminante dans une optique de revalorisation des filières et vers la définition d’un statut unique du jeune en formation, intégrant les questions de la rémunération et de la certification du stagiaire.

  • De même, le projet de Christian Dupont d’instaurer des examens communs à tous les élèves, à la fin du secondaire s’inscrit dans le droit fil des mesures déjà prises pour renforcer la qualité de notre système éducatif.

 

Pensons à l’introduction d’évaluations externes communes à tous les élèves au niveau de la scolarité obligatoire, avec, entre autres, la généralisation du Certificat d’Etudes de Base …

C’est-à-dire d’un même examen pour toutes les écoles, qui permette de s’évaluer et de vérifier que les apprentissages requis sont bien intégrés par tous ;

L’épreuve commune proposée par Christian Dupont, pour le secondaire, aurait, en outre, pour conséquence de mettre un terme à l’idée pernicieuse selon laquelle la valeur d’un même diplôme varie selon la « qualité » de l’école ; prestigieux sésame pour certaines et simple bout de papier dans d’autres.

Le projet a ceci de remarquable que tout en assurant des épreuves communes à l’ensemble des écoles, il maintient aussi un rôle important aux professeurs dans l’évaluation des élèves. C’est ce double mécanisme qui différencie ce projet du Baccalauréat français et qui démontre la profonde confiance que le Gouvernement a dans le travail des enseignants.

Vous l’aurez compris, c’est, pour le Gouvernement, une évolution importante qu’il faut concrétiser en concertation avec les acteurs.

  • Un autre thème important est évidemment la réforme de la formation des enseignants.

 

3 ans, 4 ans, 5 ans, il ne convient pas d’anticiper les conclusions d’une réflexion bien plus large et ambitieuse mais il importe de l’inscrire, dès à présent, à l’agenda sous la houlette, efficace et élégante, de Marie-Dominique SIMONET.

Mesdames, Messieurs,

  • Je voudrais aussi profiter de ces Fêtes de la Communauté française pour ouvrir un débat qui devra être au cœur de la prochaine législature, quelle que soit la future majorité. Je voudrais en effet aborder la question des réseaux d’enseignement, tant pour ce qu’ils peuvent apporter que les cloisonnements et les concurrences, parfois contre-productives qu’ils peuvent entretenir. 

 

Des nouvelles synergies, des nouvelles dynamiques, des nouvelles collaborations sont indispensables.

Je suis pleinement conscient que ce sujet demeure tabou mais, comme responsable politique, j’estime qu’un sujet ne peut le rester.  Il est donc de mon devoir d’affirmer qu’il devra être abordé sous la prochaine législature.

Pas de caricature ! Je ne suis pas un adepte de la philosophie du « Yaka ».

Il n’y a pas de solution miracle – on en a trop entendu ! - et cette question ne recevra donc jamais de réponse simpliste.

C’est un vrai débat à mener, par delà le clivage majorité/opposition, en association avec les acteurs de l’enseignement et les partenaires sociaux.

Mon obsession, celle du Gouvernement, est de voir chaque euro investi dans l’éducation par la collectivité bénéficier directement et exclusivement aux élèves et au personnel de l’enseignement.

Qu’on me comprenne bien, il ne s’agit pas de faire des économies mais, au contraire, de s’assurer que les moyens existants et les investissements à venir soient utilisés d’une manière optimale, pour garantir des formations de qualité et des équipements performants …

Pour pouvoir poursuivre aussi la revalorisation indispensable de ces passeurs de savoir fondamentaux que sont les enseignants.

J’en appelle donc à la responsabilité de chacun  politiques, acteurs de l’enseignement et partenaires sociaux ‑ pour faire en sorte que ce tabou devienne un véritable sujet de débat au sens le plus noble du terme.

Là non plus, nous ne partons pas de rien.

En témoigne le modèle initié à Charleroi. Le projet-pilote « bassin scolaire » qui y est mené pourrait nous montrer la voie à suivre.

Pour la première fois, une concertation «interréseaux » a abouti à la signature d’un document réunissant toutes les écoles, les partenaires sociaux et l’ensemble des partis politiques démocratiques.

L’ambition est de réorganiser progressivement l’enseignement technique et professionnel pour le rendre plus attractif, mieux outillé, pour offrir à nos jeunes des formations de qualité, en phase avec les réalités socio-économiques.

Rompant avec une logique concurrentielle, les acteurs sont parvenus à regrouper, sur base volontaire, les écoles de tous les réseaux autour d’une volonté commune d’améliorer et de coordonner l’offre d’enseignement.

 

Ceci dit, parler de la Communauté, c’est aussi évoquer la Culture.

Et saluer au passage la pugnacité dont fait preuve sa ministre, Fadila Laanan, lorsqu’il s’agit de rappeler son importance.

Là aussi, je veux montrer combien les synergies ont été développées par l’actuelle majorité et offrent des perspectives intéressantes.

Trois exemples :

  • Wallimage et Bruxelles

 

La Wallonie s’est dotée d’un outil dynamique de promotion de l’industrie culturelle, avec Wallimage qui a remporté son pari de soutenir la culture tout en dopant l’économie wallonne.

Bruxelles aurait pu imiter ce modèle, avec pour conséquence le développement d’une concurrence régionale.

Au lieu de cela ‑ Charles Picqué l’a encore évoqué dans notre capitale namuroise à l’occasion des Fêtes de Wallonie – nous nous sommes inscrits dans une logique de collaboration privilégiée qui bénéficiera aux artistes wallons et bruxellois.

  • Autre exemple : les archives de la RTBF.

 

Grâce à l’action du Ministre wallon de l’Economie, de la Ministre de la Culture et de la RTBF, nous avons pu tisser une collaboration qui permettra de sauver des pièces importantes de notre patrimoine collectif …

  • Enfin, j’évoquerai l’idée qui m’est chère de la création d’un fonds permettant de soutenir les industries culturelles.

 

Ces industries sont génératrices d’activité, d’emploi et de renommée. Elles se trouvent à la lisière entre l’économie et la culture et souffrent de notre système aux compétences partagées.

Notre ambition est de mettre en place un fonds Région/Communauté d’investissement pour soutenir cette économie de la créativité.

Il est évidemment impossible, dans ce discours, de couvrir tous nos champs de compétences. Je veux juste vous dire encore un mot des jeunes en difficulté et l’action importante de Catherine Fonck qui met tout en œuvre pour faire face aux situations de crise auxquelles sont confrontées les familles.

 

Une réflexion qui nous conduit malgré tout inexorablement à aborder la question institutionnelle.

En référence à la situation fédérale, bien sûr, mais nous nous sommes exprimés là-dessus, avec Charles Picqué, à l’occasion des Fêtes de Wallonie, soulignant combien cette négociation implique, avant tout, la présence de trois Régions, sur pied d’égalité.

Mais, l’institutionnel, c’est aussi l’intrafrancophone.

Et là, je me réjouis de la profusion de contributions qui sont autant de bases pour une réflexion nécessairement ouverte.

Déclaration du Parlement wallon, déclaration du Parlement bruxellois, Livre blanc des régionalistes wallons, Manifeste des Bruxellois, force est de constater que la question mobilise des énergies positives.

Je me suis déjà exprimé avec Charles Picqué en faveur d’une fédération birégionale Wallonie/Bruxelles, une véritable communauté de projets, et je note que l’idée fait clairement son chemin.

Depuis le lancement du Groupe Wallonie/Bruxelles, le contexte a sensiblement changé. La conviction que nous sommes à la veille d’une nouvelle évolution institutionnelle s’est imposée dans l’ensemble des partis francophones.

Au moment où le Groupe s’apprête à sortir ses conclusions, nous devons donc souhaiter que celui‑ci parvienne à définir de manière claire et consensuelle les contours d’une Communauté revisitée, capable d’apporter une plus-value à la Wallonie et à Bruxelles dans le futur paysage institutionnel …

Une fédération qui repose sur les deux Régions et qui en assure le lien.

Des compétences, sans doute à redéfinir à la lumière des défédéralisations qui pourraient intervenir mais, surtout, des structures adaptées à la nouvelle donne.

Parmi lesquelles un Gouvernement resserré, composé exclusivement de ministres régionaux chargés de gérer efficacement les matières communautaires maintenues volontairement en commun, dans une articulation beaucoup plus immédiate avec les stratégies régionales.

La question a été longtemps tabou mais, là aussi, à la lumière des changements qui s’annoncent, il est essentiel que nous ayons le courage de le dépasser, par un dialogue pragmatique.

Et en ce sens, je constate avec satisfaction qu’entre nous, on se parle : entre régionalistes et communautaristes, entre Wallons et Bruxellois.

On le fait même l’un chez l’autre : à Namur dans le cadre des Journées de septembre et à Bruxelles, bientôt, au cœur des plaisirs d’hivers …

Vous voyez que les Wallons n’ont même pas eu la patience d’attendre que refleurisse l’iris pour rendre la politesse.

 

Conclusion :

Mesdames, Messieurs,

Pour conclure, je dirai que, comme aux Fêtes de Wallonie, j’ai tenu à vous apporter un message d’optimisme, de réalisme et de détermination.

J’ai voulu m’adresser à chaque citoyen de Wallonie et de Bruxelles et particulièrement à la « génération positive » qui s’apprête à prendre son avenir en main.

Pour affirmer que nous avons tous les atouts pour réaliser de grandes choses et pour en faire bénéficier chacun …

Chaque homme et chaque femme qui doit avoir pleinement accès au travail, au bien-être, au savoir et à la culture.

Cet objectif met tout le monde devant ses responsabilités.

A commencer par le Gouvernement qui s’engage à mettre à profit les mois à venir pour engranger encore un maximum de mesures importantes pour les Wallons et les Bruxellois.

Mesdames, Messieurs,

Bernanos écrivait : « On n'attend pas l'avenir comme on attend un train. L'avenir on le fait ».

Ensemble, nous le ferons, pour une société dynamique et solidaire, toujours plus conforme à nos attentes.

Merci pour votre engagement.

Et bonne fête à tous.

ü ü ü


Gouvernement de la
Communauté française

 

 

Cabinet du Ministre-Président Rudy Demotte

 

Discours prononcé à l’occasion
de la Fête de la Communauté française

 

Expéditeur :

Philippe Hubert

GSM : 0474/26.19.82

Via Renaud Witmeur, Chef de cabinet
Copie à Renaud Lorand, Chef de cabinet

Date : le 27 septembre 2008

Lieu : Bruxelles

Autres intervenants :
 
Freddy Thielemans, Bourgmestre de Bxl
Jean-François Istasse, Président PCF
Benoît Cerexhe, Ministre‑Président de la Cocof
Jean-Marc Fournier, Ministre québécois du budget et de la réforme parlementaire
Rudy Demotte, Ministre‑Président de la RW et de la CF

 

 

Contenu du dossier

Informations pratiques

 

Proposition de discours

page 1.

 

 

 

 

 


Plus de 10 % du budget total de la Communauté française sont injectés dans la culture, le sport, les loisirs, les affaires sociales et la santé.